Paul Jorion – Le temps qu'il fait, le 27 janvier… par PaulJorion
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C’était hier : http://didiergouxbis.blogspot.com/2012/01/etat-des-blogs-durant-la-premiere.html Monsieur François Mitterrand aurait certainement pu écrire cette même lettre à Anne Pingeot n’es-ce pas >>> .. sa muse, celle aussi qui lui inspira la belle pyramide de verres >>> Pourvu qu’il revienne : http://didiergouxbis.blogspot.com/2012/01/on-rouvre-mais-cest-juste-pour-dire.html je vous en prie restez.. j’ai besoin de vous monsieur Didier, de Dame Goux aussi.. S’il vous plaît. Je vous attendrais… merci
to tell lies : mentir – dire des mensonges vi : lay lain lying to lie : mentir ( à quelqu’un ) ( lied ) – être allongé(é) – être couché(é) – s’allonger – se coucher – se trouver être » to lie low « : se planquer – se tapir lie about – lie around : traîner lie down : s’allonger se coucher lie in : rester au lit Leslie Nous étions arrivés sur cette plage de Gruissan dans l’Aude et la mer était aussi audacieuse que le petit courant sous la maison sur pilotis.. Betty, agée de 10 ans, savait déjà que l’enfant était malade, il était trop né. Laurent avait respiré pour la première fois dehors.. le jour où sa mère était morte, et c’était en janvier, il faisait si froid, ses poumons avaient juste six mois ou à peine plus.. C’est du coma qu’il était né, ils avaient voulu tenter l’impossible, le contraire à la loi, et ils l’avaient fait, médecins de laboratoire. Assise et regardant la mer aussi loin que l’horizon lui permettait, Betty entendait la mélancolie gronder sur la houle tout près de ses pieds.. L’orage allait s’abandonner et laisser place à l’éclair pour déchirer le ciel de son manteau blessé. Il était trop tard, Laurent était trop né… Il porte le nom de Coste, il vient d’avoir 34 ans, trop mort ou trop vivant personne ne le sait et encore moins elle.. sa moitié de soeur, que le sable a bercé.. dans toute sa douleur, parce qu’il est skyzophrène.. il est né du néant… Laurent. Emportant sa carcasse jusqu’à ce qu’elle sonne… Betty l’attendait.. Elle ne l’avait plus vu depuis 9 ans, car elle avait eu un enfant portant le nom d’Evan où Betty avait caché Laurent…. depuis Paris d’avant. C’était à Gruissan et elle avait 10 ans. Désolée… La perte du triple A par la France pourrait, si l’on s’y prend bien, devenir une très bonne nouvelle. Elle pourrait constituer le déclic, en soi dérisoire, qui nous fera enfin comprendre la gravité de la situation, nous indigner contre celle-ci et refuser de nous y soumettre. Il faudrait pour cela qu’à la résignation succède la résistance. Il faudrait positiver. Trop de mauvaises nouvelles nous assaillent. Depuis des années. Trop de catastrophes et de menaces économiques, sociales, financières, écologiques. Avec leurs conséquences humaines, fracassant des entreprises et des vies, menaçant chacun de nous d’un irréversible déclassement. Face à ces menaces, le monde semble trop vaste, la France, trop petite. Le marché semble trop puissant, la démocratie, trop fragile. Les tentations sont alors grandes d’abandonner, de renoncer, de baisser les bras, de fuir. C’est ainsi que s’amorcent toujours les grandes faillites individuelles et collectives. C’est ainsi que, sans en avoir conscience, les plus belles civilisations commencent à disparaître. C’est ainsi que les prophéties les plus noires se réalisent. Il faut, pour l’éviter, prendre toutes ces mauvaises nouvelles comme autant de défis. Et, pour y parvenir, nous devons retrouver l’élan vital, le désir d’affronter les coups du sort et de les vaincre. Et ressentir qu’au-delà du danger la vie et la France en valent la peine. Ce sentiment doit se nourrir d’une nostalgie et d’une espérance, de courage et de respect de soi-même. Alors, seulement, on trouvera la force de ne pas se résigner, de ne pas fuir. On réussira à considérer l’adversité comme une bonne nouvelle parce qu’elle forcera à se dépasser. Chacun de nous a été ou sera confronté, à un moment de sa vie, à ce genre de situation. Elle est presque toujours réversible. Et, lorsqu’elle ne l’est pas, c’est seulement parce que la fin arrive. Or, pour une nation, il n’y a pas nécessairement de fin. Un pays peut être immortel, s’il s’en donne les moyens, s’il sait donner du sens, une raison d’être, à ses habitants, pour qu’ils y restent, qu’ils y créent, qu’ils y bousculent les pouvoirs, y aient des enfants, y inventent un avenir. Tous ensemble. Au plus vite. Sans même attendre qu’un nouveau pouvoir se mette en place en juin. En tout cas, j’espère que nous trouverons en nous-mêmes l’élan vital pour le vouloir. Comme nous l’avons trouvé dans d’autres moments dramatiques de notre Histoire. merci Monsieur Attali |
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